![]() |
|
|
|
|
|
Les techniques.
Le serti à la gutta. On dessine ou reproduit avec un crayon noir le motif sur la soie. Versée dans une pipette avec une plume normographique à l’extrémité, la gutta (substance caoutchouteuse sécrétée par l’hévéa) doit être passée sur tous les contours du dessin. Elle permet d’empêcher la peinture de fuser au-delà de ce motif. La gutta fait barrage à la couleur. En effet, à la différence de la peinture sur papier, les couleurs s’étalent sur la soie. C’est l’opération la plus délicate de la peinture sur soie. C’est une technique pas toujours facile car les erreurs sont parfois difficiles à cacher. Les taches résultent presque toujours du mauvais passage de la gutta. La vérification du serti doit se faire systématiquement sur l’envers. Ne pas hésiter à repasser de la gutta aux endroits où cette substance semble très fine. Indifféremment on peut utiliser de la gutta incolore ou colorée selon les effets que l’on souhaite. Ne mettez jamais la gutta au réfrigérateur ni près d’une source de chaleur . Elle se durcit au froid et se fluidifie au chaud. Cliquez sur la photo pour agrandir L’antifusant. On utilise un mélange de gutta et d’essence F (diluant pour gutta). On peut trouver ce mélange tout prêt dans les magasins spécialisés. Comme son nom l’indique, ce mélange permet après application, de peindre directement sur la soie sans craindre que la peinture fuse. Il « imperméabilise » le tissu et permet un travail délicat. Avec un gros pinceau, imprégnez une soie pas trop fine de ce produit puis, après séchage, vous pourrez peindre directement. Cette technique est essentiellement utilisée pour les tableaux et petits ouvrages. Cliquez sur la photo pour agrandir L’aquarelle. Sans gutta également et uniquement sur soie mouillée, on utilise des couleurs diluées qui se confondent entre-elles et rendent l’aspect de l’aquarelle d’une toile. La pulvérisation. On pulvérise grâce à un appareil à bouche, une ou plusieurs couleurs directement sur la soie non traitée. On peut y juxtaposer de petits objets ou des pochoirs par exemple. Cliquez sur la photo pour agrandir Le batik ou cire. Cette technique est originaire de l’Afrique. On masque certaines parties de la soie tendue avec de la cire. Après avoir chauffé cette paraffine au bain-marie, ou mieux un chauffe-cire, on l’applique avec un gros pinceau. On juxtapose la peinture et la cire. Les endroits devant restés blancs seront protégés par la cire. Sur les autres, passer une première couche de peinture N’hésitez pas à passer un papier absorbant sur le surcroît de peinture déposé sur la cire. Après séchage, renouveler l’opération autant de fois que vous le souhaitez. Vous devrez à la fin retirer la cire au fer à repasser. Pour ce faire, installer votre soie entre de vieux journaux et répéter cette opération jusqu’à élimination complète de la cire. Pour information, la cire fond à une température élevée, la paraffine à une température plus douce. Le sucre ou le sel. Généralement c’est la première technique que l’on utilise. Appliquez abondamment de la peinture de préférence pure, soit en bayadères soit par tache. Ne perdez pas de temps ensuite pour déposer des grains de sel ou de sucre. Après séchage complet, frotter énergiquement la soie pour décoller toutes les particules avant le passage à l’étuve. C’est une technique très ludique mais incontrôlable. Eviter les couleurs pastels sur lesquels le sel « travaille » peu. Cliquez sur la photo pour agrandir L’alcool. Comme la technique du sel ou du sucre, on ignore à la réalisation le résultat obtenu. Plus la couleur est vive à l’origine, plus les effets sont spectaculaires.
|
|
Copyright(c) 2004 Soiepoursoi. Tous droits réservés. |